Consty Eka s’est éteint : la presse culturelle africaine perd une légende de l’audiovisuel C’est avec une profonde consternation que le Comité d’organisation de la Coupe du Monde de la Presse Culturelle – Grand Prix Francophilie des Médias a appris le décès de Consty Eka, survenu à Abidjan des suites d’une courte maladie. La disparition de Consty Eka marque la fin d’un parcours exceptionnel, celui d’un bâtisseur visionnaire et d’une référence majeure de la communication audiovisuelle en Afrique. PDG du groupe CEKAM, fondateur de CEN TV et de la radio Voltage2, il aura profondément influencé plusieurs générations de professionnels des médias par son audace, sa rigueur et son exigence éditoriale. Dès 1992, il inscrit son nom dans l’histoire culturelle du continent en créant les African Music Awards, plateforme pionnière de valorisation des talents africains. Visionnaire avant l’heure, il s’impose également comme un précurseur du journalisme d’entretien avec l’émission Confidences, diffusée sur TV5MONDE, devenue une référence dans le paysage audiovisuel francophone. Figure incontournable d’abord dans son pays d’origine, puis en Côte d’Ivoire où il s’était établi, Consty Eka a vu son œuvre saluée par de nombreuses distinctions. En 2022, il reçoit à Abidjan le prix « Légende de la communication audiovisuelle » lors des ASCOM Awards. En 2025, à Yaoundé, il est honoré du Prix d’honneur à la 2ᵉ édition des Cameroon Television Awards (CTA), avant de recevoir, en avril de la même année, les hommages du Salon international de l’audiovisuel du Cameroun (SINAC). Autant de reconnaissances venant consacrer un engagement qu’il poursuivait encore, jusqu’à ses dernières heures, avec la même passion. Consty Eka devait être l’un des invités spéciaux de la 7ᵉ édition de la Coupe du Monde de la Presse Culturelle à Yaoundé. Il était attendu comme intervenant au Grand Forum de l’autonomisation des professionnels de l’information culturelle, l’une des activités phares de l’événement. Sa disparition constitue une perte immense pour notre communauté et prive la presse culturelle africaine d’une voix d’autorité, de transmission et d’inspiration. En cette douloureuse circonstance, le Comité d’organisation adresse ses condoléances les plus attristées à sa famille, à ses proches, à ses collaborateurs, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté médiatique africaine. Que l’œuvre de Consty Eka, surnommé le roi de la télé, demeure une source durable d’inspiration pour les générations présentes et futures, et que son âme repose en paix.
Fête de la Jeunesse : un message de confiance et de mobilisation à la jeunesse engagée de la Coupe du Monde de la Presse Culturelle
À l’occasion de la Journée nationale de la Jeunesse, célébrée avec fierté sur toute l’étendue du Cameroun, la Présidente du Comité d’organisation de la Coupe du Monde de la Presse Culturelle – Grand Prix Francophilie des Médias, G-Laurentine Assiga AF, a adressé un message fort, empreint de reconnaissance, de responsabilité et d’espoir, à l’endroit des équipes d’organisation et des bénévoles. Dans un contexte où le Cameroun s’apprête à accueillir la 7ᵉ édition de cet événement d’envergure internationale, la Présidente a souligné l’ampleur de la mission confiée à la jeunesse camerounaise. Le pays, appelé à recevoir des professionnels de l’information culturelle venus des quatre coins du monde, porte une responsabilité qui engage sa crédibilité, son sens de l’excellence et sa capacité collective à rayonner sur la scène internationale. Au cœur de cette dynamique, a-t-elle insisté, se trouvent les jeunes femmes et les jeunes hommes mobilisés au quotidien pour la réussite de l’événement. Leur engagement, leur discipline, leur créativité et leur sens du devoir illustrent, selon elle, la maturité et le potentiel réel de la jeunesse camerounaise. Une jeunesse qui n’est plus seulement une promesse d’avenir, mais une force structurante du présent, capable de transformer des ambitions nationales en réalisations concrètes. Le thème central de cette édition — la gastronomie culturelle comme vecteur de connexion entre les peuples — trouve une résonance particulière dans l’implication de ces jeunes collaborateurs. Par leur action, ils incarnent une véritable passerelle entre les cultures, une énergie fédératrice qui donne corps à la vision portée par la Coupe du Monde de la Presse Culturelle. Au-delà de l’organisation d’une compétition mondiale, leur engagement contribue au rayonnement du Cameroun, à la valorisation du dialogue interculturel et à la promotion d’une image forte : celle d’une jeunesse compétente, responsable et ambitieuse, pleinement consciente des enjeux contemporains. En ce jour hautement symbolique, la Présidente du Comité d’organisation a tenu à exprimer sa profonde gratitude et sa confiance renouvelée à l’endroit de tous les jeunes impliqués, les exhortant à poursuivre leur mission avec rigueur, à innover avec audace et à porter, avec dignité, l’image du Cameroun. Un message solennel qui réaffirme la place centrale de la jeunesse dans la réussite de la Coupe du Monde de la Presse Culturelle – Grand Prix Francophilie des Médias, et plus largement, dans la construction d’un Cameroun ouvert, dynamique et résolument tourné vers le monde. Bonne fête de la Jeunesse !
Gastronomie traditionnelle, connexion des peuples : la diplomatie de la table
Bien avant les traités signés et les discours officiels, les peuples ont appris à se reconnaître autour d’une table. La gastronomie traditionnelle n’est pas seulement un héritage de saveurs : elle est une grammaire diplomatique, un langage discret par lequel les sociétés se rencontrent, se défient, s’allient et parfois se réconcilient. Les textes anciens en offrent un témoignage saisissant. Dans la Genèse, Abraham accueille des étrangers en leur offrant pain, lait et veau. Le geste dépasse la générosité domestique : dans le Proche-Orient antique, partager un repas signifiait accorder protection et reconnaissance. Refuser l’hospitalité pouvait être perçu comme un acte d’hostilité. La table devenait ainsi un territoire neutre, un espace de suspension des tensions. Plus loin, Jacob et Laban concluent une alliance, puis mangent ensemble pour la ratifier. Le repas scelle le pacte. Il crée une dette morale, une mémoire commune. Manger ensemble, c’est accepter d’entrer dans un cercle d’obligations réciproques. La gastronomie traditionnelle joue ici un rôle politique : elle transforme la méfiance en coexistence. Cette logique traverse les siècles. Dans les récits royaux du 1 Rois, l’abondance de la table de Salomon manifeste la stabilité et la puissance du royaume. Nourrir largement, c’est affirmer sa capacité à protéger. À l’inverse, les prophètes dénoncent les festins d’élite comme signes d’injustice sociale : la table révèle l’état moral d’une civilisation. La frontière alimentaire peut aussi diviser. Les lois du Lévitique structurent une identité distincte par des règles de pureté. Plus tard, dans l’Épître aux Galates, un conflit éclate lorsqu’un responsable religieux refuse de manger avec des étrangers : la rupture de la commensalité devient rupture d’alliance. Refuser la table, c’est refuser le lien. Mais la vision la plus audacieuse apparaît chez Isaïe, qui imagine un festin offert « à tous les peuples ». Le banquet devient métaphore d’une paix universelle. La gastronomie cesse d’être marqueur d’exclusion pour devenir promesse d’intégration. Ce que ces traditions révèlent, c’est que la cuisine n’est jamais seulement technique ou esthétique. Elle est mémoire, identité, pouvoir et hospitalité. Les plats traditionnels portent en eux des récits de migrations, de métissages, d’échanges commerciaux et culturels. Les épices ont voyagé avant les ambassadeurs ; le pain partagé a souvent préparé le terrain des négociations. À l’heure où les fractures culturelles se multiplient, la gastronomie traditionnelle rappelle une vérité ancienne : la connexion des peuples commence par la reconnaissance de l’autre comme convive. Autour d’une table, les différences ne disparaissent pas, elles dialoguent. La saveur devient médiation. Le repas devient récit commun. La diplomatie moderne gagnerait peut-être à se souvenir de cette sagesse antique : avant de convaincre, il faut inviter. Avant de débattre, il faut partager. Car depuis toujours, la table est le premier lieu où les peuples apprennent à se parler. PS: par ce texte, chers candidats, comprenez que vous ne devez pas limiter le champ de votre angle. Clôture des candidatures : 30 mars 2026. Bonne chance à tous!